Basilique de Montligeon

La tempête apaisée

(2b) C’est Anne Le Chevallier qui termine la série des vitraux de la basilique en 1978. Elle se forme auprès de son père, maître Jacques Le Chevallier, qui travailla aux côtés de Louis Barillet. Les six vitraux des collatéraux nord sont l’une de ses premières commandes. Ces verrières contemporaines présentent les paraboles de la vie éternelle, ou comment Dieu donne la vie dans le Nouveau Testament. Sur celui-ci, nous voyons Jésus debout dans la barque et apaisant la tempête, tandis que ses disciples sont prostrés et fixent les eaux tumultueuses (Mt 8, 26). Préfiguré par Noé dans l’arche, Jésus est le maître des éléments déchaînés: il gouverne la barque de l’Église et, sur les eaux de la mort, il la conduit à l’éternité, la terre promise.

Le portail central extérieur

(1a) Au portail central, vous êtes accueillis par le Christ ressuscité et bénissant. La statue et le tympan ont été réalisés par François Biron (1912). Sur le tympan, au registre inférieur, la descente du Christ aux enfers (et non en enfer) après sa mort. Tenant la croix victorieuse, il vient chercher les justes de l'Ancien Testament, à commencer par Adam. La mort vaincue est symbolisée par le serpent, Neptune et son trident, et le squelette tenant la faux. Au registre supérieur, le Christ dans son Ascension. Auréolé de gloire (dans sa mandorle, symbole de l’entrée dans la vie), il est accompagné des mêmes personnages. Les justes se trouvent désormais autour du Christ et partagent sa condition divine et son bonheur. [Voir la vidéo : Le Paradis](https://youtu.be/g5oFDXkCOkA?si=RSrJKcHIAuWUbEqo) [Voir la page : Après la mort](https://montligeon.org/apres-la-mort/)

Saint Latuin, saint Étienne et saint Barnabé

(2c) Les hautes verrières nord ont été exécutées par Louis Barillet en 1920, dans un style Art déco. Cet artiste, né à Alençon en 1880, a ouvert un atelier de maître verrier à Paris en 1919, après avoir combattu en 14-18. Il y intègre Jacques Le Chevallier et Théodore-Gérard Hanssen. Les hautes verrières représentent le Nouveau Testament et l'Église, avec les apôtres, les évangélistes et les martyrs. Sur la première à gauche: saint Latuin, premier évêque de notre diocèse de Séez. Il est représenté en train de baptiser. Au milieu: saint Étienne, martyr, également représenté au registre inférieur, en train de contempler le ciel pendant qu’on le lapide. À droite: saint Barnabé, compagnon de saint Paul, refuse d’être considéré comme un dieu à Iconium.

Chapelle Saint-Odilon

(3a) Ce vitrail, réalisé par Louis Barillet (1920), représente saint Odilon (962-1048), abbé bénédictin de Cluny. Il institua la fête de la Commémoration des morts le 2 novembre. Saint Pierre Damien raconte qu’au retour de Jérusalem, un pèlerin rencontra un ermite qui lui expliqua que les démons étaient furieux contre Odilon en raison de ses prières pour les âmes du purgatoire. De retour en France, le pèlerin s’empressa de relater cette histoire à Odilon, qui redoubla de ferveur et fit de ses moines de puissants intercesseurs en faveur des défunts. La scène inférieure du vitrail représente la rencontre avec l’ermite. L’autre nous emmène au milieu des moines bénédictins en prière. Tout en haut, le Christ, revêtu d’un manteau pourpre, illustre cet article de foi: « Il a souffert sous Ponce Pilate ».

La rosace nord, la Rédemption

(10c) Sur cette rosace de Louis Barillet (1926), une vision du livre de l’Apocalypse. Au centre, l’agneau mystique et le livre aux sept sceaux. Cet agneau immolé, c’est Jésus qui ouvre les trésors de la vie divine aux hommes. Autour de lui, les douze apôtres sont représentés dans les médaillons: « Vous siègerez sur des trônes pour juger les douze tribus d’Israël ». Sous la rosace au centre, le triangle de la Trinité, un seul Dieu en trois personnes: le Père, le Fils et le Saint Esprit. Légèrement en-dessous de part et d’autre, la Vierge Marie et l’ange Gabriel représentés dans les marguerites. Enfin, juste au-dessus des verrières, quatre trilobes représentent les quatre vivants de l’Apocalypse. Chacun d’eux symbolise un évangéliste, qui a écrit un des quatre évangiles: saint Matthieu (l’homme), saint Jean (l’aigle), saint Marc (le lion) et le saint Luc (le taureau). [Voir la vidéo : Facteur d'orgues au sanctuaire de Montligeon](https://www.youtube.com/watch?v=dJkyngVoauU) [Voir la page : Le grand orgue de Montligeon](https://montligeon.org/le-grand-orgue-de-montligeon/)

L’orgue

(1b) Réalisé par la maison Gutschenritter, père et fils, facteurs d'orgues à Paris. Le buffet est l'œuvre de Rual, menuisier d'art et sculpteur à Rennes. Il a été installé en 1925, d'abord dans le chœur, puis dans le transept nord, et enfin, en 2011, monté en tribune, agrandi et doté d'un troisième clavier. Il est accordé et révisé chaque année, avant les pèlerinages du Ciel.

Rosace ouest, l'incarnation

(1c) Voici la rosace de l’Incarnation, réalisée par Louis Barillet et installée en 1947. Au centre, la Vierge Marie et l’Enfant Jésus. Dans les coins inférieurs, quatre médaillons représentent différents noms de la Vierge: Arche d’alliance, Tour d’ivoire, Maison d’or, Miroir de justice. Tout en haut, Dieu le Père, bénissant et soutenant la création, symbolisée par les douze signes du Zodiaque et par des motifs végétaux. À la faute d’Adam et Ève, illustrée dans le coin gauche, Dieu répond en envoyant son Fils, issu de la lignée humaine, posée en cercles concentriques: vingt-quatre ancêtres du Christ (Abraham, Isaac, Jacob, Jessé, David…). Enfin, l’Annonciation, dans le coin en bas à droite: l’ange Gabriel annonce à Marie qu’elle sera la mère du Sauveur. Saint Étienne, saint Jean, saint Bernard, sainte Catherine de Sienne et trois personnages complètent le premier cercle. Ils représentent le peuple chrétien vénérant la Vierge.

Couronnement de la Vierge Marie au Ciel

(1d) Sur le fronton de la basilique, il faut lever la tête au dessus de la rosace centrale pour apercevoir le couronnement de la Vierge Marie au Ciel, sculpté par François Biron. L’Église célèbre cette fête mariale le 22 août. La mère de Jésus, qui a été un exemple de fidélité et d’abandon à la volonté de Dieu pendant toute sa vie terrestre, est maintenant couronnée par son Fils, sous le regard du Père, qui trône avec l’Esprit, entouré par les anges dont elle est la Reine. Elle siège désormais avec son corps auprès de Dieu et intercède en notre faveur lorsque nous lui demandons sa protection maternelle.

Chapelle de l'abbé Buguet

(2a) Les vitraux ont été réalisés à des époques différentes, ce qui nous donne un aperçu de l’évolution du vitrail de 1912 à 1978. Les douze chapelles latérales des bas-côtés nord et sud sont consacrées à des saints qui ont un lien avec les âmes du purgatoire. Les vitraux de ces chapelles sont de Louis Barillet (1920). La première chapelle est consacrée à l’abbé Paul-Joseph Buguet (1843-1918), fondateur de l’œuvre de Montligeon. Curé de La Chapelle-Montligeon en 1878, il fut habité d’un double désir: faire prier pour les défunts et donner du travail à ses paroissiens. Il fonda ainsi une Fraternité internationale de prière pour les défunts et une imprimerie. Il est représenté ici, entouré de ses saints patrons, et présentant à la Vierge Marie la basilique qu’il a érigée en son honneur. Le registre inférieur représente le purgatoire. Le regard des défunts est tourné vers le spectateur pour implorer sa prière et attiré par l’étoile de Marie. Les vitraux du haut représentent des articles de la foi. Ici: l'Annonciation. [Voir la page : L’abbé Buguet, fondateur du sanctuaire de Montligeon](https://montligeon.org/abbe-buguet-fondateur-du-sanctuaire-de-montligeon/)

Saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars

(2d) Les statues de la toiture :Trente-deux statues de saints couronnent la basilique. Sculptées par François Biron, elles représentent les saints qui ont eu une dévotion particulière pour les âmes du purgatoire. Celle de saint Jean-Marie Vianney, le curé d'Ars (1786-1859), est la première de la série. Celui-ci comparait le purgatoire à « l'infirmerie du Bon Dieu ». Il rappelait ainsi que le purgatoire est un effet de la miséricorde de Dieu, pour brûler les séquelles du péché et nous préparer à la joie du Ciel. Il œuvra également pour que l'on prie pour les défunts: « Si l’on savait combien grande est la puissance des saintes âmes du purgatoire, et combien de grâces nous pouvons obtenir de Dieu par leur entremise, elles ne seraient pas tant oubliées. Prions bien pour elles afin qu’elles prient beaucoup pour nous. »

Le grain de blé tombé en terre

(3b) Ce vitrail d’Anne Le Chevallier, réalisé en 1978, présente le Christ comme le grain de blé qui tombe en terre et y est enseveli, avant de surgir du sol et de porter du fruit en abondance. C’est ainsi que Jésus figurait sa mort et sa résurrection. Par le baptême, le chrétien est enseveli dans la mort et la résurrection du Christ. Sa mort devient une entrée dans une vie nouvelle. Cette parabole montre que les chrétiens sont le fruit acquis par la mort du Christ. Au Ciel, une foule abondante d’élus rendra gloire à Dieu pour le don de son Fils, mort et ressuscité pour nous sauver.

Saint Marc, saint Luc et saint Mathias

(3c) Sur cette verrière, exécutée par Louis Barillet en 1920, les deux évangélistes Marc et Luc sont représentés avec un autre apôtre, saint Mathias. Les scènes du bas évoquent le jeune Marc, abandonnant son manteau et s’enfuyant lors de l’arrestation de Jésus à Gethsémani; saint Luc, ensuite, peignant l’image de la Vierge Marie (c’est lui, en effet, qui a recueilli dans son Évangile les souvenirs de la mère de Jésus); et, à droite, l’élection de saint Mathias par les onze apôtres après la mort de Judas. Dans les médaillons au-dessus des trois personnages: un bœuf et un lion, symboles des deux évangélistes.

Chapelle Saint-Augustin et Sainte-Monique

(4a) Ce vitrail de Louis Barillet représente sainte Monique au moment de sa mort, demandant à ses fils (dont saint Augustin) de se souvenir d’elle lors de la célébration de la messe. Sur le registre inférieur, saint Augustin écrit, à la demande de son ami saint Paulin de Nole, un Traité sur la sépulture des morts (IVe siècle). À droite, des obsèques au début du XXe siècle. En haut du vitrail, le mystère de l’Ascension: « Il est monté au Ciel ». Cette chapelle est également dédiée au bon Larron, criminel crucifié en même temps que Jésus. Il demande: « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui répond: « Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le paradis. » Fêté le 12 octobre, le bon Larron est considéré comme le protecteur des condamnés, l’intercesseur pour les pécheurs et le patron des agonisants. Offerts en 2011 par la Fraternité des prisons « Le Bon Larron », la statue et l’autel sont l'œuvre de Michel Laude. [Voir la page : Souviens-toi de moi dans Ton Royaume](https://montligeon.org/souviens-toi-de-moi-dans-ton-royaume/)

Les vierges sages et les vierges folles

(4b) Dans cette parabole racontée par l’évangéliste Matthieu (25, 1-13), Jésus compare le Royaume des cieux à dix jeunes filles invitées à des noces, qui attendent l’arrivée de l’époux. Elles ont pris des lampes pour veiller, mais certaines n’ont pas emporté d’huile de réserve. Quand l’époux arrive, seules celles qui ont leurs lampes allumées entrent dans la salle des noces. « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure », dit Jésus. Il insiste sur la nécessaire vigilance pour entrer dans le Royaume des cieux. Par la prière et leurs bonnes œuvres, les chrétiens manifestent leur responsabilité personnelle. Dans ce vitrail, réalisé en 1978, Anne Le Chevallier représente les dix jeunes filles, plus ou moins assoupies, certaines tenant leur lampe allumée, les autres les mains vides.

Saint Matthieu, saint Simon et saint Jude

(4c) Exécutée par Louis Barillet en 1920, cette verrière représente les trois apôtres Matthieu, Simon et Jude. Le martyre des deux premiers est figuré sur le registre inférieur: saint Matthieu, selon la tradition, a évangélisé l’Éthiopie et a été tué par l’épée alors qu’il célébrait la messe. Saint Simon le Zélote a évangélisé la Perse, l’Égypte et les Berbères; il est mort scié en deux. Sur la partie droite, on voit saint Jude — Thaddée — aux pieds de Jésus, qui lui révèle: « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole; mon Père l’aimera et nous établirons chez lui notre demeure » (Jn 14, 22). Tout en haut, dans le médaillon, le combat de saint Michel contre Lucifer, rapporté par saint Jude.

Chapelle sainte Thérèse-d’Avila

(5a) Vitrail de sainte Thérèse d’Avila, 1515-1582), réformatrice du Carmel. Pendant sa vie, elle fut favorisée de fréquentes extases et grâces divines. Tourmentée par la question de l'Au-delà, au point d’avoir eu la vision de l'enfer, elle s'inquiète du sort des défunts et intercède pour eux avec ferveur. En agonie, Thérèse s’écrie: « Seigneur, il est temps de vous voir! » Vitrail principal: ayant appris la mort d'un jeune prêtre, Thérèse prie pour qu’il soit délivré du purgatoire. Elle en reçoit bientôt l’assurance au cours d'une vision du Christ lui-même. En bas, un épisode de sa jeunesse: la jeune Thérèse quitte sa maison pour aller évangéliser les Maures. Sous ce vitrail sont représentés des saints chers à l’école espagnole: Isidore le laboureur et Dominique. Dans le médaillon supérieur, l’affirmation du Credo: « Je crois en l’Esprit Saint » figuré par une colombe.

L’eau vive jaillissant en vie éternelle

(5b) Sur ce vitrail réalisé en 1978, Anne Le Chevallier représente des eaux poissonneuses et mouvantes. Une évocation du Christ qui invite ceux qui ont soif à venir à lui car, « comme dit l’Écriture, de son cœur couleront des fleuves d’eau vive » (Jn 7, 38). Cette eau vive est la vie de Dieu qui comble les attentes les plus profondes de l’homme. Elle est reçue au baptême et donne le salut. C’est pourquoi dès l’origine, le poisson a été le symbole des chrétiens. On peut aussi reconnaître dans cette verrière la pêche miraculeuse par saint Pierre de cent-cinquante-trois poissons, évocation de la mission de l’Église d'annoncer l'Évangile à toutes les nations.

Saint Barthélemy, saint Jacques le Mineur, saint Philippe

(5c) Verrière de Louis Barillet réalisée en 1920 et représentant trois apôtres. Saint Barthélemy, écorché vif, tient le couteau de son martyre. Dans la partie inférieure, il est avec Jésus ressuscité, servi par les anges. Jésus lui annonce les prodiges dont il sera témoin. Saint Jacques le Mineur, chef de l’Église de Jérusalem (à ne pas confondre avec Jacques le Majeur) est représenté avec un bâton dont les foulons (fabricants d’étoffes) se servaient pour extraire la graisse des draps de laine. C’est avec ces bâtons qu’on l’acheva après qu’il fut jeté du promontoire du temple de Jérusalem. Saint Philippe est représenté avec un serpent, idole adorée comme une divinité et qu’il tua. Au registre inférieur, Jacques et Philippe avec Jésus témoins de la multiplication des pains.

La Nativité de Jésus

(22b) Marie et Joseph, réfugiés dans une étable, contemplent l’Enfant-Jésus que des bergers viennent adorer en présentant une humble offrande: une corbeille de fruits. Quel dénuement pour la naissance du Fils de Dieu! Mais immédiatement, il a été reconnu par les pauvres. Au-dessus de cette scène, il manque l'oculus de Notre-Dame de Chartres.

"Voici l’homme"

(24c) Dans son palais, Pilate présente Jésus, revêtu d’un manteau pourpre, à la foule, aux chefs et aux grands-prêtres. Le gouverneur ne voit en Jésus aucun motif de condamnation. Furieuse la foule réclame sa mort: « Crucifie-le! Crucifie-le! »

Marie au pied de la croix

(21b) Le corps de Jésus vient d’être déposé sur les genoux de la Vierge Marie. Mère de l’espérance, elle regarde vers le ciel. Elle se souvient sans doute des paroles de Jésus qui, à plusieurs reprises, annonça sa passion, sa mort et sa résurrection après trois jours. Femme de foi, elle croit que la mort n’a pas le dernier mot. Près d’elle, des femmes apportent des aromates et un linceul. De l’autre côté, saint Jean est en prière. Surplombant ce vitrail, le sanctuaire de Notre-Dame de Fourvière à Lyon.

L’obituaire

(24a) Ce meuble (7,80 m de haut et 3,35 m de large) a été réalisé par Simon Mousset en 2008. Le nom « obituaire » vient des « registres obituaires » sur lesquels on notait les noms des défunts pour lesquels on célébrait la messe au jour anniversaire de leur décès. Depuis 1884, ces registres conservent les noms des vivants et défunts recommandés à la prière de la Fraternité Notre-Dame de Montligeon. Chaque jour, la messe perpétuelle est célébrée pour elles à Montligeon et ailleurs. Une fois par an, à la fin des grands pèlerinages du mois de novembre, on dépose le registre de l’année qui vient de s’écouler. Cette démarche évoque ce verset de l'Apocalypse: « Le vainqueur sera donc revêtu de blanc; et son nom, je ne l’effacerai pas du livre de vie, mais j’en répondrai devant mon Père et devant ses anges. ». [Voir la page : L’obituaire de Montligeon](https://montligeon.org/lobituaire-de-montligeon/)

Chapelle Sainte-Gertrude

(6a) Sainte Gertrude de Helfta (1256-1301), religieuse cistercienne allemande. La sainte mystique est représentée portant l’Enfant-Jésus dans ses bras près de la Mère de Dieu. À l’arrière-plan, les moniales processionnent dans le cloître. À ses pieds, une plume et un parchemin sur lequel est écrit: « Le hérault de l’amour divin », titre d’un ouvrage qu’elle écrivit étant malade pour raconter sa vie spirituelle. Sainte Gertrude éprouve un grand pour amour les âmes du purgatoire. En haut en médaillon, nous voyons le Christ pardonner les péchés et la mention « Je crois à la rémission des péchés ». Depuis 2022, cette chapelle est dédiée à saint Joseph. De nombreux ex-votos y sont accrochés, représentant les remerciements des pèlerins pour des grâces reçues. [Voir la page : Visite du sanctuaire de Montligeon avec saint Joseph](https://montligeon.org/visite-du-sanctuaire-de-montligeon-avec-saint-joseph/)

La foule immense des saints

(6b) « Voici qu’apparut à mes yeux une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer » (Ap 7, 9). Telle est la vision de saint Jean l’évangéliste rapportée dans l’Apocalypse. Sur ce vitrail exécuté en 1978, l’artiste Anne Le Chevallier évoque cette multitude de saints parvenus au bonheur éternel.

Saint Jacques le Majeur, saint Jean, saint Thomas

(6c) Trois apôtres représentés par Louis Barillet (1920): saint Jacques le Majeur, vénéré à Saint-Jacques-de-Compostelle, saint Jean et saint Thomas. Saint Jacques décapité sur l’ordre d’Hérode porte une épée, instrument de son martyre que l’on voit au registre inférieur. Saint Jean porte un calice. La tradition rapporte aussi qu’il aurait bu une coupe empoisonnée sans en être affecter. A droite, saint Thomas porte une équerre, en référence à son rôle de bâtisseur. Selon la tradition, cet évangélisateur de l’Inde participa à la construction d’églises. Au registre inférieur, nous voyons le martyre de saint Jacques; saint Jean avec Marie au pied de la croix de Jésus; saint Thomas incrédule qui demanda à mettre sa main dans les plaies de Jésus pour croire à sa résurrection.

Chapelle Sainte Marguerite-de-Lorraine

(7a) Duchesse d’Alençon, Marguerite de Lorraine (1463-1521) fît construire l’hôpital de Mortagne-au-Perche. Sur le vitrail, on la voit à gauche en train de panser un pauvre. À droite, son fils qu’elle instruit, écrit sa leçon: « Retenez-le bien mon fils, il faut aimer Dieu par-dessus toute chose. » À l’arrière-plan, la silhouette du château d’Alençon et l’église Saint-Léonard où elle aimait prier. Au registre inférieur, la sainte devenue clarisse à Argentan. Tout en haut en médaillon, deux anges portent une bannière avec la mention « Alléluia, Alléluia, Alléluia », l'article de foi: « Je crois à la vie éternelle ».

La vigne véritable

(7b) Une multitude de grappes rattachées à un seul cep, voilà comment Anne Le Chevallier représente la vigne évoquée par le Christ: « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron » (Jn 15, 1). C’est en demeurant attaché au Christ que l’on obtient la vie éternelle.

Saint Paul, saint Pierre et saint André

(7c) Cette verrière de Louis Barillet représente les apôtres saint Paul, saint Pierre et saint André. Paul, l’apôtre des nations, n’a pas connu Jésus mais celui-ci lui est apparu sur la route de Damas alors qu’il allait persécuter les chrétiens. Cette scène est représentée au registre inférieur. Au centre, saint Pierre, le chef de l’Église. Il est représenté avec les clés, en référence aux paroles que Jésus: « Je te donnerai les clés du royaume des Cieux: tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux ». Le registre inférieur le montre délivré de prison par un ange. Saint André avec sa croix en X, instrument de son supplice. Au registre inférieur, il est avec saint Pierre qu’il a conduit à Jésus, agenouillé.

Aaron, Jacob, Josué

(8c) Autour de la verrière de la Rédemption, Louis Barillet représente à gauche, le grand prêtre Aaron. Sacré par Moïse (scène du bas à gauche), il entre avec les Hébreux en Terre promise. À droite, Jacob devant la Terre promise, engage une lutte avec un ange mystérieux. Ces références à la Terre promise préfigurent l’entrée au ciel, aboutissement de la vie de l’homme.

La multiplication des pains

(9b) Sur ce vitrail de Louis Barillet, Jésus qui multiplie les pains pour nourrir une foule immense venue l’écouter. Les disciples se chargent de la distribution. Dans l’assistance des gens rendent grâce en levant les mains. Cette scène préfigure le sacrifice de la messe.

Adam, Noé, Moïse

(9c) Cette verrière est consacrée aux alliances de Dieu avec l’homme. Au centre, la première alliance avec Adam, le premier homme. Sa création est évoquée dans le médaillon supérieur. Tout en bas il s’agit de la désobéissance d’Adam et Ève qui présente le fruit défendu. À gauche, c’est l’alliance avec Noé qui tient une miniature de l’arche qu’il a construite pour échapper au déluge. En bas, après le déluge, l’arc-en-ciel est le symbole de l’alliance renouvelée. Au-dessus de Noé, dans un petit médaillon: la colombe qui lui apporta un rameau d’olivier. Moïse, en bas, fait traverser la Mer rouge aux Hébreux poursuivis par les Égyptiens. En haut, Dieu conclut l’alliance en lui donnant les tables de la Loi. Dans un petit médaillon au-dessus, le serpent d’airain. Dans le désert, les Hébreux mordus par un serpent étaient sauvés s’ils regardaient le serpent de bronze monté sur un baton, figure du salut offert par la croix du Christ.

La Samaritaine au puits de Jacob

(12b) Ce vitrail réalisé par Louis Barillet, représente la scène évangélique de la Samaritaine au puits de Jacob, racontée par saint Jean. Jésus s’y repose à l’heure la plus chaude du jour, quand survient une femme qui vient puiser de l’eau. Jésus lui révèle qu’il est le seul à pouvoir étancher la soif d’amour infini du cœur de l’homme, soif qu’elle a cherché à satisfaire avec ses six maris. Jésus se présente à elle comme l’époux véritable qui donne la vie éternelle. Ses disciples (à gauche) assistent étonnés à la scène. Au-dessus, deux petits médaillons figurent le pain et le vin, symboles de l’Eucharistie, par laquelle Jésus donne sa vie. Tout en haut, le soldat perce le cœur de Jésus après sa mort. Il en jaillit du sang et de l’eau, symboles de l’Eucharistie et du Baptême.

Jésus est descendu de la croix

(17c) Maurice Muraire représente ici Joseph d’Arimathie, Nicodème et un autre homme (saint Jean? ) descendant le corps de Jésus de la croix. La Vierge Marie et une autre sainte femme assistent à la scène. Ce vitrail a été exécuté par les ateliers Champigneulle de Paris.

Les verrières nord, la Rédemption

(10b) Réalisée par Louis Barillet (1926), cette grande verrières illustre le mystère de la Rédemption. En bas, au centre, le péché originel. L’ange qui garde l’accès à l’arbre de vie chasse Adam et Ève du paradis terrestre, figuré par les fleurs de la tendresse et des animaux symboliques: le paon de l’immortalité, l’agneau de la paix, le lion de la force... Trompés par le serpent, ils sont revêtus de feuillages et se sont cachés de Dieu dans un paysage devenu rocailleux et épineux. Leur désobéissance conduira à la condamnation à mort du Christ. L'œuvre mauvaise des hommes est manifestée par les instruments de la passion disposés aux pieds du centurion: la monnaie de la trahison,le coq de la trahison de Pierre, le fouet de la flagellation, la couronne d’épines, le voile de Véronique, le marteau et la tenaille de la crucifixion, l’éponge de vinaigre. Dans le coin gauche, les justes de l’Ancien testament morts avant Jésus attendent que le Christ vienne les chercher dans les enfers: Moïse avec les tables de la Loi, David et sa couronne. Ils sont tournés vers le sacrifice de la croix qui les délivrera de la mort. La scène centrale de cette verrière est le sacrifice que Jésus a offert sur la croix pour tous les hommes. Jésus est entouré de la vierge Marie et de saint Jean. Marie-Madeleine est à ses pieds, à côté du crâne d’Adam. Plus bas, un soldat romain tire au sort la tunique de Jésus. De part et d’autre du Christ, les deux larrons crucifiés avec lui. Sous les plaies du Christ, trois anges recueillent le précieux sang nous rappelant que la messe actualise l’unique sacrifice de la croix. Au-dessus, la lune et le soleil évoquent sa dimension cosmique. En symétrique, la verrière de droite présente le sacrifice de la messe par lequel le Christ offre à tout homme le salut acquis sur la croix. Il est célébrée par le pape saint Grégoire-le-Grand à l’origine du trentain grégorien pour les défunts. Un moine porte sa tiare, tandis que deux autres servent la messe. De part et d’autre, sainte Catherine de Sienne, saints Augustin, Bonaventure, Dominique et sainte Catherine d’Alexandrie. Enfin, le Christ ressuscité est la figure centrale qui apparaît sur l’autel. En bas à droite, les âmes du purgatoire attendent la célébration de la messe qui les libère. Devant eux, le blé et la vigne transformés pour former les hosties et le vin, offerts à Dieu pour donner la vie éternelle.

La mosaïque du Sacré-Cœur

(11a) Cette mosaïque a été exécutée par Louis Barillet dans un style Art déco. Le Sacré-Cœur signifie l’amour infini de Dieu pour l’homme. Au centre, le Christ glorieux apparaît dans une mandorle. Son cœur est brûlant d’amour pour les hommes et de ses mains jaillissent des rayons symbolisant les grâces qu’il donne abondamment. Plusieurs saints ayant eu une dévotion particulière envers le Cœur de Jésus l’entourent: saint Bernard de Clairvaux en habit de moine, sainte Marie-Madeleine (à genoux) et saint Jean-Eudes, saint Jean l’évangéliste, sainte Marguerite-Marie Alacoque et sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Certains saints représentés ont été plus particulièrement choisis pour leur lien avec le diocèse de Séez où se trouve Montligeon. Saint Bernard inspira la vie monastique de la Grande Trappe de Soligny. Quant à saint Jean-Eudes et sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, ils sont nés dans l’Orne (respectivement à Ri et Alençon).

Abel, Melchisédech, Abraham

(12c) Sur cette verrière, Louis Barillet représente trois sacrifices précurseurs de l’Ancien testament. Abel le Juste offre à Dieu un sacrifice très précieux: les meilleurs morceaux des premiers-nés de son troupeau. Melchisédech, au centre, offre du pain et du vin en sacrifice, allusion évidente à l’Eucharistie. Enfin, Abraham offre son fils unique en sacrifice (il sera arrêté au dernier moment par un ange), comme le Père offre son Fils Jésus en sacrifice pour le pardon des péchés.

Judas Macchabée, Zacharie

(13c) Ici, Louis Barillet représente l’attente du Messie. Judas Maccabée est chef d’une armée de résistants. Certains soldats succombent lors de la bataille contre Gorgias. On retrouve des amulettes, signe d’idolâtrie sur leurs cadavres. Judas organise une collecte pour offrir un sacrifice pour leur salut, témoin biblique de la prière pour les morts. À droite, Zacharie, père de saint Jean-Baptiste. En bas, il reçoit la visite d’un ange qui lui annonce la naissance d’un fils. Doutant de cette promesse, il est frappé momentanément de mutisme jusqu’à ce qu’il écrive le nom de son fils « Son nom est Jean ». Dans le médaillon, la vision du prophète Zacharie: quatre cavaliers qui parcourent la terre et la trouvent tranquille pour la venue du Messie.

Vitrail décoratif

(14a) au-dessus de la porte de la sacristie des sœurs.

La Nativité de la Vierge

(14b) Les vitraux de l’abside et du chœur illustrent le thème de l’humanité qui entre dans le plan de Dieu. C’est un écho à la rosace ouest qui représente Dieu entrant dans l'humanité. Ils ont été créés par Maurice Muraire, exécutés par les ateliers Champigneulle de Paris et installés entre 1912 et 1917. Avec ce vitrail de la Nativité de la Vierge commence une série de dix verrières sur la vie de Marie qui entourent la statue de Notre-Dame Libératrice située dans le chœur de la basilique. Au-dessus de chacun d'eux, un sanctuaire dans lequel la Vierge est particulièrement honorée. Ici, Notre-Dame de la Salette.

Le couronnement d’épines

(14c) Ici commence une série de verrières sur la passion et la résurrection du Christ. Elles sont dessinées par Maurice Muraire, réalisées par les ateliers Champigneulle de Paris, installées entre 1912 et 1917. Les scènes de la passion de Jésus sont disposées de part et d’autre du chœur. Celles de la Résurrection et de l’Ascension sont au centre. Sur cette verrière, Jésus, porte la couronne d’épines et est revêtu d’un manteau de pourpre. Il est moqué par les soldats du gouverneur Ponce Pilate.

Les Fiançailles de la Vierge Marie

(15b) Cette scène représente les fiançailles de la Vierge Marie avec saint Joseph, “un homme juste” de Nazareth. Au-dessus, Notre-Dame de la Délivrance.

Le portement de croix

(15c) Condamné à mort, Jésus, portant sa croix, se dirige vers le lieu de son supplice. En chemin, les soldats réquisitionnent Simon de Cyrène pour l’aider. Des femmes s'apitoient sur son sort. L’une d’elles, Véronique, lui essuie le visage avec un linge.

La Visitation

(16b) Après l'Annonciation, (située dans le déambulatoire Sud), voici la Visitation. La Vierge Marie rend visite à sa cousine Elisabeth qui est enceinte du futur prophète Jean-Baptiste, le précurseur. Tandis que les deux femmes es se saluent respectueusement, Zacharie, l'époux d'Élisabeth lève la main en direction de la Vierge comme s'il avait, lui aussi, reconnu le Messie. En haut de ce vitrail, dans le médaillon, la cathédrale de Reims.

Saint Marc et saint Matthieu

(16a) Deux des quatre évangélistes sont représentés ici: saint Marc et saint Matthieu. Au registre inférieur, nous voyons leurs emblèmes: un lion pour saint Marc et un ange pour saint Matthieu. Tout en haut en médaillon: la basilique Saint-Jean-de-Latran.

Le crucifiement

(16c) Sur ce vitrail de Maurice Muraire, nous voyons Jésus dépouillé de ses vêtements et cloué sur la croix sous la garde d’un centurion qui reconnaîtra après sa mort qu’il était le Fils de Dieu. À l'arrière-plan, les chefs des prêtres découvrent, mécontents, l’inscription rédigée par Pilate apposée sur la croix: « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. »

Saint Michel sauve une âme du purgatoire

(17a) Dans la tradition chrétienne, l’archange saint Michel est appelé psychopompe (guide des âmes en grec), car il accompagne les défunts jusqu’au ciel. Il a un deuxième rôle: celui de psychostase (qui pèse les âmes). Au jugement, il mesure les œuvres des défunts. Ce vitrail est peint suivant un dessin de Maurice Muraire par les ateliers Champigneulle.

La présentation de Jésus au temple

(17b) Quarante jours après sa naissance, Marie et Joseph se rendent au temple pour présenter Jésus, leur premier-né, au Seigneur. Ils apportent l'offrande rituelle de deux petites colombes. L'enfant est reçu par le vieillard Syméon qui reconnaît en lui le Messie. À droite, la femme âgée dont la tête est auréolée est la prophétesse Anne. Elle reconnaît le Seigneur et l’annonce à tout Jérusalem. La cathédrale Notre-Dame de Séez est représentée au-dessus de cette scène.

Jésus remet les clés de l’Église à saint Pierre

(18a) A la question de Jésus à ses disciples « pour vous, qui suis-je? », Pierre a répondu: « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Jésus lui dit alors: « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église; et la puissance de la mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des cieux: tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux » (Mt 16, 18-19). Ainsi Pierre devient le chef de l’Église et le premier pape.

La mort de la Vierge Marie

(18b) Marie s'éteint en compagnie de saintes femmes et des deux apôtres: saint Jean (le plus jeune) et saint Pierre (au troisième plan). Préservée du péché originel par sa conception immaculée, la Vierge Marie ne serait pas à proprement parler “morte” mais “endormie”. Cette pensée nous rappelle que pour les catholiques, la mort est assimilée à un repos. L'Assomption de Marie nous enseigne qu'elle est dans gloire du Ciel avec son corps et son âme. Au-dessus, le sanctuaire de Notre-Dame de la Garde à Marseille.

La résurrection du Christ

(18c) En verre peint, cette verrière représente la résurrection du Christ. Tenant l'étendard de la croix, il sort victorieux du tombeau dont on voit la pierre renversée tenue par un ange. Les gardes, bousculés, gisent à terre. Vitrail de Maurice Muraire et peint par les ateliers Champigneulle.

L’Ascension

(19c) Quarante jours après sa résurrection, Jésus « est emporté au ciel », après avoir béni ses disciples. Suivant un dessin de Maurice Muraire, ce vitrail a été peint par les ateliers Champigneulle à Paris. [Voir la page : Festival de l’Ascension aux ateliers Buguet](https://montligeon.org/festival-de-lascension-aux-ateliers-buguet/)

Le socle de la statue de Notre-Dame Libératrice

(20b) Le groupe sculpté représente quatre personnages. La Vierge Marie tient dans ses bras l'enfant Jésus. À ses pieds, un personnage enchaîné représente une âme en purgatoire. À droite, la même âme est accueillie dans la gloire et couronnée par l'enfant Jésus. D'une hauteur de trois mètres cinquante, ce groupe monumental est composé de trois blocs de marbres blanc. Il est l'œuvre d'un artiste italien Giulio Tadolini, auteur également du monument funéraire du pape Léon XIII, à la basilique Saint-Jean-de-Latran à Rome. Dans la Ville éternelle, l'atelier des Tadolini, véritable dynastie de sculpteurs, peut toujours se visiter, à quelques pas de la Piazza del Popolo. [Voir la page : Inscription Fraternité, messe et abonnement à la revue du sanctuaire](https://montligeon.org/inscription-fraternite-bougie-messe-et-revue/)

La mise au tombeau

(21c) Tandis que le calvaire se dessine au loin, un petit groupe dépose le corps de Jésus dans un tombeau « taillé dans le roc, où personne encore n’avait été déposé ». Nous reconnaissons Joseph d’Arimathie, qui a obtenu de Pilate la permission de récupérer le corps de Jésus.

La mort de Jésus

(22c) L’obscurité se fait sur toute la terre et Jésus meurt. Avec sa lance, un soldat lui a transpercé la poitrine. L’apôtre Jean et la Vierge Marie sont debout au pied de la croix. Prostrée à terre, Marie-Madeleine pleure. Contraste saisissant avec le soldat qui, derrière la croix, tire au sort la tunique du condamné. Vitrail dessiné par Maurice Muraire et peint par les ateliers Champigneulle.

Jésus est dépouillé de ses vêtements

(23c) Sous le regard visiblement satisfait d’un chef des prêtres, Jésus est dévêtu par un homme au visage mauvais. À ses pieds, le bourreau attend, le marteau et un clou à la main. Vitrail dessiné par Maurice Muraire et peint par les ateliers Champigneulle.

L’autel

(20a) Mgr Buguet, le fondateur de l’Œuvre de Montligeon voulait un autel capable d’attirer les regards et de former un piédestal majestueux à la statue de Notre-Dame de Montligeon. En 1913 les plans sont arrêtés. 32 tonnes de marbre de Carrare (Italie) sont commandées et il faut trois ans pour le réaliser, sous la direction de François Biron. La consécration, initialement prévue pour 1916 est retardée par la guerre. Elle a finalement lieu le 15 août 1919. Sous la table d’autel, trois bas-reliefs (de gauche à droite): la résurrection de Lazare, le Christ au tombeau, la résurrection de la fille de Jaïre. Près du tabernacle, deux anges tiennent en armoiries les instruments de la Passion (clous et couronne d’épine). De part et d’autre du tabernacle, douze statues représentent des saints (de gauche à droite): Abraham avec le couteau du sacrifice, Moïse et les tables de la loi, saint Jean-Baptiste, qui désigne l’Agneau de Dieu, saint Joseph, saint Jean l’évangéliste avec son calice, saint Sébastien percé de flèches, saint Charles Borromée, saint Thomas d’Aquin, saint Odilon qui tient en main un groupe d’âmes du purgatoire, saint Louis, roi de France avec la couronne d’épines rapportée de Jérusalem, sainte Agnès jeune martyre tenant l’agneau sur sa poitrine puis sainte Marie-Madeleine. [Voir la page : Les pèlerinages du Ciel : un mois de prière pour nos défunts](https://montligeon.org/les-pelerinages-du-ciel/)

La statue de Notre-Dame Libératrice

(20c) La statue de Notre Dame de Montligeon. C'est elle que viennent prier les pèlerins pour leurs défunts. La Vierge Marie tient dans ses bras l'Enfant-Jésus. À ses pieds, une femme, implorant la Vierge. Elle est enchaînée sur un lit de flammes, les cheveux défaits et les manches retroussées en signe de la grâce endommagée. Elle représente une âme en purgatoire qui attend sa libération. La Vierge intercède pour elle en la désignant à son Fils. À droite, la même âme est accueillie dans la gloire et couronnée par l'Enfant-Jésus. Elle repose à genoux sur une nuée, les mains sur sa poitrine en signe de gratitude, les cheveux peignés et les manches descendues en signe de la grâce retrouvée. Son pied qui apparaît désigne la promesse de la résurrection de la chair au dernier jour. Sans quitter la Vierge Marie du regard, l’âme a les yeux rivés sur Jésus. D'une hauteur de trois mètres cinquante, ce groupe monumental est composé de trois blocs de marbres blanc. Il est l'œuvre de l’artiste italien Giulio Tadolini, auteur également du monument funéraire du pape Léon XIII, à la basilique Saint-Jean-de-Latran à Rome. La Vierge Marie a été couronnée en 1935. [Voir la page : Notre-Dame libératrice de Montligeon](https://montligeon.org/notre-dame-liberatrice/)

La flagellation

(25c) Pilate, le gouverneur, fait flageller Jésus pour contenter la foule. Ce vitrail a été exécuté par les ateliers Champigneulle de Paris, sur un dessin de Maurice Muraire.

L'immaculée conception de la Vierge Marie

(25b) Au centre du vitrail, la Vierge en majesté dans une mandorle avec la lune sous ses pieds comme dans la vision de l’Apocalypse. De part et d’autre, cinq personnages: à droite les papes Clément XI, Sixte IV et Pie IX qui ont approuvé le culte de l’Immaculée conception ou promulgué le dogme. À gauche, saint Fulbert, évêque de Chartres et Duns Scott, franciscain qui ont enseigné ce privilège insigne de la Vierge Marie. Au-dessus du vitrail: Notre-Dame de Lourdes où Marie est apparue en se présentant comme l’Immaculée conception.

La Présentation de la Vierge Marie au temple

(24b) Cette scène n’est pas racontée dans les évangiles mais se réfère à un évangile apocryphe, le "protévangile" de Jacques. Il nous apprend que les parents de Marie: Anne et Joachim, l’emmenèrent au temple quand elle avait trois ans pour la consacrer à Dieu. L’Église, qui célèbre cette fête le 21 novembre, souligne ainsi la disponibilité totale de la Vierge Marie, dès son plus jeune âge, à la volonté divine. Au-dessus de cette scène, l'oculus de la basilique de Pontmain est manquant.

L’Annonciation

(23b) L’ange Gabriel à gauche, richement vêtu d’une dalmatique dorée et d’une étole fleurdelisée, annonce à Marie, au centre, qu’elle deviendra la mère du sauveur. En prière, Marie reçoit la grâce de l’Esprit saint, figuré juste au-dessus d’elle par une colombe. Surplombant cette scène: Notre-Dame de Paris.

L’Assomption de la Vierge Marie au ciel

(19b) La Mère de Dieu est la première des sauvés. Elle est élevée au ciel sous les yeux des douze apôtres dont les réactions étonnées et différentes sont amusantes. L’un regarde dans le tombeau, un autre prend son camarade à témoin, certains sont à genoux tandis que d’autres lèvent les bras comme pour la retenir. De part et d’autre de la Vierge Marie, l’agitation est grande chez les chérubins. [Voir la page : Pèlerinage de l’Assomption](https://montligeon.org/pelerinage-de-lassomption/)

La mort chrétienne

(19a) Dans la chapelle de l’adoration, une série de sept vitraux illustre la mort chrétienne. On trouve également quatorze noms des litanies de la Vierge Marie. À gauche, l’extrême-onction, c’est-à-dire la dernière communion reçue pour « traverser les ravins de la mort » vers la vie. Puis, l’agonie en présence des proches qui soutiennent le mourant à l’heure de sa mort. Au milieu, la célébration de la messe pour les défunts. Elle la plus belle prière que nous puissions offrir à nos défunts. En face à droite, la mort. La bonne mort est la grâce du dernier souffle remis avec confiance entre les mains de Dieu. Puis, la veille des morts: des proches prient autour du corps. Ensuite, la sépulture chrétienne. Cet acte public porte le défunt et sa famille et les oriente vers l’espérance de la vie éternelle. Enfin, la visite au cimetière et l’entretien des tombes, qui est une œuvre de miséricorde, une manière d’honorer le corps du défunt et de témoigner de la foi en la résurrection de la chair. En arrière-plan, la basilique de Montligeon.

La conversion de saint Paul

(21a) Ce vitrail peint représente la conversion de saint Paul. Ce Juif zélé martyrisa les chrétiens. C’est en allant les arrêter à Damas qu’il fut renversé et qu’il entendit le Christ l’interpeller: « Pourquoi me persécutes-tu? » (Ac 9, 4). Converti, il devint un apôtre fervent. Il évangélisa l’Asie mineure au cours de nombreux voyages et écrivit plusieurs lettres traitant entre autres de la résurrection de la chair.

Sainte Anne

(22a) Sainte Anne est la mère de la Vierge Marie et la grand-mère de Jésus. Cette chapelle est dédiée aux tout-petits défunts. [Voir la page : Notre Dame des tout-petits défunts](https://montligeon.org/notre-dame-des-tout-petits-defunts/)

Saint Luc et saint Jean

(23a) Deux des quatre évangélistes sont représentés sur ce vitrail: saint Luc et saint Jean avec leurs emblèmes: le taureau et l’aigle. En médaillon au-dessus, la basilique Saint-Pierre de Rome.

Vitrail décoratif

(25a) Vitrail décoratif au-dessus de la sacristie de chapelains.

Autel de saint Joseph

(28a) L’époux de la Vierge Marie et le père adoptif de Jésus est invoqué comme patron de la bonne mort et saint protecteur des familles et des travailleurs. Il nous rappelle la double préoccupation qui habitait le cœur de l’abbé Buguet, fondateur de l’Œuvre de Montligeon: faire prier pour les défunts et donner du travail aux travailleurs. Saint Joseph est ici représenté dans l’atelier de Nazareth, lors de la fuite en Égypte et sur son lit de mort. Cette mosaïque a été réalisée en style Art déco par Louis Barillet et Anne Lechevallier. Dans le bas-côté Nord de la basilique, une chapelle est dédiée à saint Joseph depuis 2022.

Saint Lazare et le fils de la veuve de Naïm

(26c) Sur cette verrière de Louis Barillet, saint Lazare (à gauche) est représenté en évêque. Il s’agit de Lazare de Béthanie qui, avec ses deux sœurs, était un ami proche de Jésus. La résurrection de Lazare par Jésus est figurée au registre inférieur: Lazare entouré de bandelettes sort du tombeau, l’une de ses sœurs est prosternée devant Jésus. À droite de la verrière, deux miracles qui préfigurent la Résurrection: Jésus ressuscite le fils unique de la veuve de Naïm (registre inférieur) et la fille de Jaïre (médaillon supérieur).

L’adoration des mages

(27b) Dans une belle perspective verticale, au centre de la verrière, l’Enfant-Jésus avec sa mère et l’étoile qui guida les mages jusqu’à Bethléem. Les trois mages agenouillés offrent leurs présents: de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Les mages représentent la capacité de la sagesse humaine à chercher la vérité et à la trouver. Saint Joseph est en retrait à gauche. Le médaillon tout en haut le représente portant l’Enfant-Jésus. Vitrail de Louis Barillet.

David, Joseph et Booz

(27c) Trois des ancêtres du Christ, représentés par Louis Barillet. David qui terrassa Goliath et qui fut roi d’Israël. Il est célèbre pour ses 73 psaumes (poèmes et prières de louange et de supplication). Il est représenté à gauche avec une harpe. En-dessous, David et Abigaïl. Celle-ci le dissuade de se venger, reconnaissant en lui le futur roi d’Israël. Au milieu, le patriarche Joseph, intendant du Pharaon (au centre) expliquant les songes à ses compagnons de captivité (en bas) et pardonnant à ses frères (dans le médaillon supérieur). A droite, Booz qui autorise la pauvre veuve Ruth à glaner dans son champ. Il l'épouse plus tard. Ils seront les aïeux du roi David.

Daniel dans la fosse aux lions

(29a) Sculptée par François Biron en 1916, cette scène représente Daniel dans la fosse aux lions. C’est la deuxième fois qu’il subit ce châtiment. Cette fois-ci parce qu’il a renversé Bel, l’idole des Babyloniens, et a tué le grand serpent vénéré comme un dieu. Touours vivant au bout de six jours de captivité, il est visité par le prophète Habacuc envoyé par Dieu pour lui apporter un repas. Daniel s’écrie: « Tu t’es souvenu de moi, mon Dieu; tu n’abandonnes pas ceux qui t’aiment. » Il est libéré le jour suivant. Cette scène souligne la confiance en Dieu. Daniel préfigure aussi le Christ qui vit sa passion et sa mort mais en sort vainqueur et libre, dans la résurrection. Elle représente aussi l’espérance du croyant en Dieu qui l’assiste et le fait triompher des ennemis, et même de la mort.

Grandes verrières sud, le Jugement dernier

(29b) Les grandes verrières situées au-dessous de la rosace se lisent de bas en haut et de gauche à droite. En bas, dans les tons verdâtres et avec des personnages cadavériques, le monde de la mort. Dans le coin gauche, un homme s’effraie devant l’horreur des tranchées représentée par deux Poilus de la guerre de 14-18, entourés de croix cocardées. Avec eux, un moine et un évêque. À droite, une danse macabre autour de l’ange de la mort qui armé de sa faux enlève son linceul et tient une épée rouge de sang. C’est la mort. Dans le coin droit, deux mineurs ensevelis semblent attendre un secours. De chaque côté, deux anges vêtus de rouge, descendent consoler, apaiser et chercher les morts. Ils viennent annoncer aux hommes que la fin des temps est arrivée. Celui de gauche montre le ciel pour inviter à l’espérance. Celui de gauche recueille un nouveau-né déjà paré de l’auréole des saints innocents. Au-dessus du monde de la mort, le monde terrestre est confronté aux signes cosmiques de la fin des temps. Au centre de cette scène, un gigantesque brasier représente l’étang de feu du livre de l’Apocalypse, dans lequel sont jetés tous ceux qui ne sont pas inscrits au livre de Vie, c’est-à-dire tous ceux qui ont refusé l’amour et la vérité. Ce brasier est dominé en haut à droite par l’ange Lucifer vêtu de blanc et de vert symbole de la lumière déchue. Au-dessus du feu, sur les nuées, le Christ trône en majesté dans une mandorle symbolisant l’entrée dans la vie. Il expose à l’adoration ses cinq plaies. À sa gauche, un ange tient la croix glorieuse ainsi qu’un parchemin qui porte l’inscription « Fulget crucis mysterium » (« Le mystère de la croix resplendit »). Derrière lui, deux autres anges portent le voile de Véronique et la couronne d’épines, tandis que sept autres sonnent les trompettes du jugement. Enfin, de part et d’autre du Fils de l’homme, la foule des élus conduite par la Vierge Marie Reine loue le Seigneur. On peut en reconnaître certains à leurs vêtements. À gauche: Moïse tenant les tables de la loi, le pape Léon XIII (qui érigea la Fraternité de Montligeon en confrérie en 1893) et saint François d’Assise. À droite, sainte Jeanne d’Arc, le curé d’Ars, un Africain et un Asiatique, sainte Catherine de Sienne portant un lys, un croisé (ou sainte Jeanne d’Arc? ), un Poilu.

Rosace sud, le Jugement dernier

(29c) Louis Barillet réalisa la verrière du Jugement dernier en 1927 et choisit des tons chauds, rouges et or pour illustrer la vision du livre de l’Apocalypse. Au centre de la rosace, l’artiste représente le Vivant éternel (le Verbe) avec un visage d’homme aux cheveux blancs « et ses yeux comme une flamme ardente ». Dans sa main droite, sept étoiles et de sa bouche sort un glaive à deux tranchants. À sa droite, l'inscription « Je suis l’Alpha et l’Omega ». Tout autour de lui partent vingt-quatre rayons dans lesquels autant de vieillards sont représentés assis, couronnés et vêtus de robes blanches. Au-dessus d’eux, des lobes à trois feuilles portent des motifs géométriques et les noms des douze tribus d’Israël. Cette évocation répond à celle des douze apôtres de la rosace Nord. Sous la rosace et au-dessus des ogives, deux lobes à trois feuilles contiennent les armes du pape Pie XI qui conféra à cette église le titre de basilique mineure en 1928 (à gauche) et celles de Mgr Pasquet, évêque de Séez qui la consacra la même année (à droite). Deux grandes marguerites évoquent deux scènes de l’Apocalypse. À gauche, la femme ayant le soleil pour manteau et la lune sous les pieds vient de mettre au monde un enfant qu’elle protège de ses bras avec l’aide d’un ange contre un immense dragon qui cherche à le dévorer. À droite, le combat de saint Michel contre la bête à sept têtes. Enfin quatre petits lobes à trois feuilles contiennent les cavaliers de l’Apocalypse et qui apportent les fléaux sur la terre.

Jésus au milieu des docteurs

(30b) Sur ce vitrail de Louis Barillet, Jésus est représenté au milieu des docteurs de la Loi (à gauche) qu’il édifie par sa sagesse et son intelligence. Ses parents (à droite) le cherchent, inquiets. Dans le médaillon supérieur: le Père et le Saint-Esprit, sous la forme d’une colombe, une manière de montrer que Jésus est uni à son Père par l’Esprit saint.

Salomon, Judas, Ézéchias

(30c) Trois ancêtres de Jésus: Salomon, fils de David (à gauche), rendu célèbre par discernement, notamant lorsqu'il départagea deux femmes qui revendiquaient la maternité d’un enfant. Au registre inférieur, Salomon édifie la reine de Saba par sa sagesse. Au centre de la verrière se trouve Judas, l’un des frères de Joseph l’Égyptien. Il propose de prendre la place de son frère Benjamin comme otage (registre inférieur). À droite, Ézéchias qui, par sa prière, obtint la défaite de l’armée de Sennachérib par l’ange du Seigneur (scène du bas).

Tobie et Élisée

(31c) Sur cette verrière de Louis Barillet, trois faits saillants de la vie du vieux Tobit. En bas, il ensevelit les morts la nuit, bravant l’interdiction du pouvoir assyrien. Au milieu, Tobit devient aveugle après avoir reçu une fiente d’oiseau dans les yeux. Tout en haut dans le médaillon, son fils le jeune Tobie lui apporte le remède, issu du ventre d’un poisson, qui lui rendra la vue. La partie droite du vitrail représente le prophète Élisée. Au registre inférieur, un homme retrouve la vie au contact des ossements du prophète.

Chapelle Saint François-de-Sales et Saint Vincent-de-Paul

(32a) Les œuvres de charité. Sur le registre inférieur, saint Vincent-de-Paul (1581-1660) apporte des enfants abandonnés aux Filles de la charité, un ordre féminin qu’il a fondé avec Louise de Marillac. Au milieu, saint François-de-Sales (1567-1622) lui confie, au cours d’une rencontre à Paris, la direction spirituelle des Dames de la Visitation, un ordre qu’il a fondé avec sainte Jeanne-de-Chantal. En haut en médaillon, Jésus ressuscite son ami Lazare qui sort du tombeau encore enveloppé de bandelettes. C’est une préfiguration de la résurrection des morts, proclamée dans le Credo, la profession de foi de l’Église catholique.

Chapelle Saint François d’Assise

(33a) Saint François d’Assise (1181-1226). Le Poverello (le Pauvre) naquit à Assise et se convertit radicalement après avoir mené une vie de plaisirs. Il fonde l’ordre des Frères Mineurs et vit selon l’évangile dans la pauvreté, la louange, la joie et la prière. Sur le vitrail, un épisode de la vie de François: l’imposition des stigmates. Au registre inférieur, saint Antoine de Padoue, frère mineur lui aussi, prêche l’évangile aux poissons. Dans le médaillon tout en haut, une belle figure de l’Église est représentée: on y voit une tour au-dessus de laquelle Marie, mère de l’Eglise, abrite ses enfants sous son manteau. Sanctam ecclesiam catholicam (la sainte Église catholique).

Chapelle Saint-Patrice

(34a) Né en Bretagne, saint Patrice ou Patrick (v 385-461) fut enlevé et vendu comme esclave dans le Nord de l’Irlande. Il parvint à s’échapper et à revenir en Bretagne d’où il partit se former au sanctuaire de Saint-Martin de Tours. Il devint le protégé de l’évêque d’Auxerre. Consacré évêque d’Irlande, il évangélisa ce pays et y introduisit la vie monastique. Pour inciter les fidèles à la pénitence et à la prière pour sauver les âmes des défunts, il inventa « le purgatoire de saint Patrick », un pèlerinage ascétique pour délivrer les âmes du purgatoire: prière, jeûne, veille, silence, indulgences, sacrifices. En dessous, quatre saints irlandais: saint Malachie, évêque, sainte Brigitte d’Irlande, saint Colomban et saint Columba. Au-dessus, saint Patrick abolissant l’esclavage et chassant les démons d’Irlande. Dans le médaillon supérieur, le Christ qui reviendra juger les vivants et les morts (Judicare vivos et mortuos). Sur l’autel, la mosaïque de la Trinité. Saint Patrick expliqua ce mystère à l’aide du trèfle à trois feuilles qui devint l'emblème de l'Irlande.

Chapelle Saint François-Xavier

(35a) L’annonce de l’évangile pour gagner les âmes. Missionnaire jésuite, saint Frnçois-Xavier (1506-1552) évangélisa l’Inde et l’Extrême-Orient. Il mourut aux portes de la Chine. Trois scènes de sa vie sont ici représentées. Sur la principale, il ressuscite un jeune homme en prennnant la main du défunt et en le rappelant à la vie par ces mots: « François, au nom du Christ, levez-vous! » Les deux scènes du bas figurent, à gauche, saint Ignace de Loyola assistant au cours professé par saint François-Xavier à Paris et à droite, la mort du saint dans l'île de Sancian. Une phrase de saint Ignace est rapportée: « Que sert à l’homme de gagner l’univers s’il en vient à perdre son âme. » Le petit médaillon du haut représente l’apparition du Christ ressuscité à saint Thomas l’incrédule. Avec la mention Resurrexit a mortuis (il est ressuscité des morts).

Chapelle Saint-Macaire

(36a) La prière pour les défunts. Saint Macaire (+ 395) naquit dans la vallée du Haut-Nil et devint ermite dès sa jeunesse. Il fit plusieurs miracles et acquit une réputation de sainteté. Saint Macaire fut un fervent promoteur de la prière pour les défunts. Il fut à l’origine des quarante jours de prière après la mort d’un défunt que l’on pratique dans l’Église orientale. Il est représenté ici, exhortant les moines du désert à prier pour les morts. Le panneau inférieur s’inspire des rites des églises latine et grecque et montre la présentation des offrandes aux défunts. Dans le médaillon supérieur, la mère de Dieu présente son Fils, adoré par deux anges: Natus ex Maria Virgine (il naquit de la Vierge Marie).

Chapelle Saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars

(37a) Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), curé d'Ars. Il passa la plus grande partie de sa vie à appeler ses paroissiens à la conversion, tout particulièrement dans le sacrement de la confession. Il est ici représenté revêtu de ses habits sacerdotaux, sortant du confessionnal pour accueillir les très nombreux pénitents qui venaient à lui. Il a abondamment prêché sur le purgatoire qu’il qualifiait « d'infirmerie du Bon Dieu », effet de sa miséricorde pour ouvrir notre cœur, pour brûler les séquelles du péché et pour nous préparer à la joie du ciel. Le curé d'Ars œuvra également pour que l'on prie pour les défunts: « Si l’on savait combien grande est la puissance des saintes âmes du purgatoire, et combien de grâces nous pouvons obtenir de Dieu par leur entremise, elles ne seraient pas tant oubliées. Prions bien pour elles afin qu’elles prient beaucoup pour nous. » Le registre inférieur représente saint Benoît-Joseph Labre reçu par les aïeux du curé d’Ars. Dans le médaillon tout en haut du vitrail, on reconnaît Dieu le Père, créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible: Factorem cœli et terrae (il fit le ciel et la terre).

Noé délivré du déluge

(37b) Noé tendant le bras pour recevoir une colombe tenant un rameau vert dans son bec, preuve que la vie est revenue sur la terre après le déluge. Tandis que les eaux se retirent, les animaux (serpent, éléphant, zèbre) quittent l’arche. En contrepoint, l’artiste représente au-dessus en médaillon, Jésus qui marche sur les eaux. Dans la Bible, les eaux représentent la mort. Nous en voyons une autre illustration sur le tympan de la basilique où Poséidon, le dieu de la mer est terrassé par le Christ ressuscité. L’histoire de Noé illustre donc la victoire de la vie sur la mort et préfigure le Christ qui sauve les hommes et la création.

Job délivré des maux dont il était accablé

(36b) Le pauvre Job (à gauche), malade et vêtu pauvrement. Il a perdu tous ses biens. Ses amis lui expliquent que ses maux sont la conséquence de ses péchés. Sa femme aussi lui conseille de maudire Dieu et de mourir. Mais Job est innocent et la main de Dieu est toujours sur lui. Persévérant dans la foi et la fidélité, il n’obtient pas de réponse à sa question sur la raison de sa souffrance, mais Dieu le sauve. Vitrail réalisé par Jean Barillet.

Loth délivré de Sodome

(35b) Loth vivait à Sodome, une ville de perdition et de péché. Il fut averti par un ange de quitter ce lieu avant sa destruction. Sur ce vitrail réalisé par Jean Barillet, nous le voyons guidé par un ange et accompagné de ses deux filles. Sa femme est représentée au-dessus, transformée en statue de sel pour s’être retournée malgré l’interdiction de l’ange. Pour quitter une situation de péché, il faut regarder devant soi et faire confiance à Dieu.

Daniel délivré de la fosse aux lions

(34b) Sur ce vitrail, Jean Barillet représente le jeune Daniel jeté dans la fosse aux lions par le roi Darius. Un lion l’approche mais ne le touche pas, tandis que le prophète Habacuc nourrit Daniel. Un ange à gauche prévient le prophète.

Suzanne délivrée d’une fausse accusation

(33b) Le triomphe de la vérité. Cette série de cinq vitraux illustre par plusieurs exemples relatés dans l’Ancien testament comment Dieu délivre son peuple du péché et de la mort. Jean Barillet représente ici la vertueuse Suzanne délivrée d’une fausse accusation d’adultère portée contre elle par deux vieillards lubriques qui l'ont désirée et à qui elle s'est refusée. À droite, le jeune Daniel confond les deux accusateurs. La vérité finit toujours par triompher et la justice par s’accomplir.

Martyre de saint Pierre et saint Paul

(32b) Le martyre. Exécutés par Jean Barillet (1912-1997), vitrailliste de renom qui se forma dans l’atelier de son père Louis, cette série de vitraux a été posée entre 1954 et 1956. Ici, l’artiste représente le martyre de saint Pierre qui demanda à être crucifié la tête en bas se sentant indigne de mourir de la même manière que le Christ. À droite, le martyre de saint Paul qui a été décapité. Au milieu, deux saints personnages s’étreignent. En haut, le Christ transfiguréau milieu de Moïse et d'Élie.

Saint Jean-Baptiste, Isaïe, Jérémie

(32c) Réalisées entre 1934 et 1939 par Louis Barillet, Jacques Le Chevallier et Théo Hanssen, les hautes verrières Sud de la basilique ont pour thème les prophètes qui ont annoncé le Salut et dont les paroles et les gestes sont rapportés dans l’Ancien testament. Nous pouvons voir saint Jean-Baptiste, le seul prophète qui ait connu le Christ, vêtu de peau de bête et dans une attitude de recul comme pour exprimer son humilité. Une banderole derrière lui porte ces mots: Ecce agnus Dei (Voici l’agneau de Dieu). Au registre inférieur, nous le voyons baptiser Jésus dans le Jourdain. Au centre, le prophète Isaïe, représenté dans une attitude d’écoute et de disponibilité. Il annonça la maternité divine de la Vierge Marie (en bas). Enfin le prophète Jérémie qui prophétisa la ruine de Jérusalem et le châtiment infligé au peuple pour ses infidélités (figurée de manière terrifiante et dans les mêmes couleurs au registre inférieur). Son visage exprime la tristesse.

Baruch, Ezéchiel, Daniel

(33c) Sur les trois oculi supérieurs, Louis Barillet représente la main de Dieu et deux parties d’un parchemin sur lequel est écrit: Comede volumen istud (Mange ce livre), en référence à la parole du Seigneur au prophète Ezéchiel, représenté au centre du vitrail. On le voit en extase, tandis que le soubassement montre sa vision de la résurrection: trois squelettes vert, orange et jaune reprennent vie. La lancette de gauche est consacrée au prophète Baruch avec le rouleau de la Parole de Dieu. En dessous, l’hymne du prophète au Dieu créateur de l’univers avec une série d’animaux: éléphant, singes, poissons, tigre, lion... Tout à droite, le jeune Daniel, en exil à Babylone comme le montre le bonnet phrygien dont il est coiffé. Entré au service du roi, il est richement vêtu. Au-dessous, nous le voyons interpréter pour le roi Balthazar les mots qui s’inscrivent sur le mur au cours d’un banquet, annonçant sa mort imminente. Sur un plan symbolique, Baruch évoque la création et sa restauration finale dans le Christ, Ezéchiel est témoin de l’annonce de la résurrection de la chair acquise et promise par le Christ, Daniel fait allusion au jugement de Dieu qui pèse nos actes et décide de notre rétribution éternelle.

Osée, Joël, Amos

(34c) Trois prophètes représentés par Louis Barillet: Osée à gauche, dont le visage doux contraste avec la violence de l’action qu’il accomplit en renversant les idoles adorées par le peuple d’Israël. Osée est aussi le prophète de l’amour miséricordieux de Dieu envers son peuple. Au milieu, Joël, le bras levé et le lion de Juda couché à ses pieds, appelle à la péinitence et annonce le jour du Seigneur. Il annonce aussi l’effusion de l’Esprit. À droite, le berger Amos reconnaissable à sa houlette. Il est aussi représenté au registre inférieur, agenouillé devant Dieu qui lui ordonne de parler en son Nom à Israël. Amos prophétise la restauration spirituelle du royaume de David.

Abdias, Jonas, Michée

(35c) Sur cette verrière très travaillée de Louis Barillet, tout en haut, la Nativité. Sur la lancette de gauche, le prophète Abdias annonce le retour d’exil. Au-dessous de lui, une scène illustre le jugement de Dieu contre Edom qui a trahi Israël. Au milieu, Jonas prêchant la conversion aux habitants de Ninive. Auparavant, il fut rejeté sur le rivage par un poisson qui l’avait englouti. Cet épisode est une préfiguration de la mort et de la résurrection du Christ. Michée, en extase, prophétise la naissance humble du messie à Bethléem « le plus petit des clans de Juda ». La scène du soubassement le montre jeté en prison par le roi Achab (1 R 22,7).

Nahum, Habacuc, Sophonie

(36c) Dans les médaillons supérieurs, l’Agneau de l’Apocalypse entouré des sept torches enflammées (les dons du Saint Esprit), ainsi que l’ange de la vie et l’ange de la mort. Les trois vitraux du milieu détonnent par leur fond noir. À gauche, le prophète Nahum prophétise la colère de Yahvé qui menace la mer, fait trembler les montagnes, déverse le feu et déchaîne les flots. Après les grandes tribulations, Nahum annonce aussi une paix éternelle. Au centre, le doigt levé d’Habacuc au visage tourné vers le ciel, annonce la venue du Messie de Dieu. Nous le voyons aussi sur le registre inférieur, amené par un ange qui le tient par les cheveux auprès de Daniel dans sa cellule. À droite, le prophète Sophonie. Au-dessous, en colère, il dénonce l'idolâtrie de son peuple, représentée par une idole satanique aux pieds fourchus, et annonce la venue du Messie.

Zacharie, Aggée, Malachie

(37c) Trois autres prophètes surmontés d’un très beau Christ dans le temple (médaillon tout en haut). À gauche, Zacharie. Au registre inférieur sa prophétie a été placée au centre du vitrail: l’entrée triomphale du Christ à Jérusalem. Au centre, au milieu, le prophète Aggée qui annonce la reconstruction du temple à Jérusalem (au-dessous à gauche): du mortier et une truelle, un charpentier maniant une grosse poutre et un ouvrier qui porte une pierre. Enfin, à la droite du vitrail, le prophète Malachie. C’est lui qui annonce le rétablissement de toute justice et la venue du prophète Élie avant le Messie. C’est pourquoi la scène du dessous représente la Transfiguration du Christ, entouré de Moïse et d’Élie.

Les jeunes gens dans la fournaise

(10a) Sculptée par François Biron, cette scène évoque trois jeunes Hébreux Ananias, Azarias et Misaël jetés dans une fournaise par le roi Nabuchodonosor pour avoir refusé de se prosterner devant une statue d’or. Or, les flammes ardentes ne leur font aucun mal et, guidés par un ange, ils louent le Seigneur. Les pères de l’Église ont vu dans cette scène une préfiguration du triomphe de la résurrection sur la mort et le péché et sur la manière dont le Christ délivre ses disciples du mal.

L’Ermitage

(41a) Fermant la cour d'honneur à l'est, l'Ermitage accueillait à l'origine les chapelains et l'administration de l'Œuvre de Montligeon. Construit à partir de 1896 par Alfred Tessier. Il présente cinq corps de bâtiment. Le soubassement en granit d'Alençon est percé d'arcades en plein cintre et forme une avancée sur laquelle se déploie une large terrasse d'où l'on peut admirer les collines du Perche. L'élévation du bâtiment (parties hautes) est en moellons de grès et de calcaire couverts d'un enduit à la chaux. Au centre du bâtiment, un escalier d'honneur, à volée double divergente conduit aux jardins à la française. Aujourd’hui, l'Ermitage abrite une hôtellerie pour les pèlerins, le secrétariat de l'Oeuvre et la boutique du sanctuaire. [Voir la page : Agenda](https://montligeon.org/agenda/) [Voir la page : Horaires et accès](https://montligeon.org/informations-pratiques/)

L'imprimerie

(42a) Situé au sud de la cour d'honneur. Couverts d'un enduit plein, les murs de ce bâtiment sont en moellons de grès qui proviennent d'une carrière ouverte sur le territoire communal de la Chapelle-Montligeon. Brique et calcaire, arcs surmontant les fenêtres, colonnes, ornent chaque façade. Ce bâtiment qui accueille aujourd’hui des salles de réunion et des chambres pour les pèlerins était occupé à l’origine par une imprimerie. Fondée en 1887 par l’abbé Buguet qui se désolait de voir les habitants quitter le pays faute de travail, elle servit à impirmer les bulletins de l’Œuvre expiatoire. En 1894, elle comptait 31 ouvriers. En 1921, l’imprimerie s’agrandit dans un autre local perpendiculaire en béton armé, relié au premier bâtiment par une passerelle.

Jérusalem

(43a) Ce bâtiment situé au-dessus du sanctuaire et adossé à la forêt de Réno, a été construit après l’Ermitage pour accueillir des pèlerins.

Les Ateliers Buguet

(44a) Outre le bâtiment de 1921, de vastes entrepôts ont été construits en 1975. Ils ont hébergé l’imprimerie de Montligeon jusqu’en 2009. Ces vastes locaux accueillent depuis 2012 un village d’artisans, ainsi qu’une grande salle de réunion de 300 places. [Voir la page : Les Ateliers Buguet, village artisanal et entrepreneurial](https://montligeon.org/les-ateliers-buguet/)

La basilique Notre-Dame de Montligeon

(45a) La première pierre est posée le 4 juin 1896. La première messe est célébrée le 1er juin 1911. Elle est élevée au rang de basilique mineure en 1928 par le pape Pie XI. Construite en un temps record à la charnière des XIXe et XXe siècles, elle s’inspire de la cathédrale de Sées. Néo-gothique par son architecture, la basilique est surtout Art déco par son mobilier et ses vitraux. Un ensemble remarquable de vitraux permet de suivre l’évolution de l’art du vitrail du début du XXe siècle aux années 1970. Dans les deux transepts, les deux verrières sont des œuvres majeures de l’art religieux au XXe siècle. De style Art déco, elles ont été réalisées par Louis Barillet. Sa taille impressionne: 74 m de long pour 32 m de large. Ses deux clochers font 60 m de haut. Ces proportions imposantes lui valurent le nom de « cathédrale dans les champs ». [Voir la page : Devenez bâtisseur d’espérance](https://montligeon.org/devenez-batisseur-desperance/) [Voir la page : Inscription Fraternité, messe et abonnement à la revue du sanctuaire](https://montligeon.org/inscription-fraternite-bougie-messe-et-revue/)

L'avenue de la Basilique

(46a) En contrebas de la basilique, six pavillons ont été construits le long de l'avenue de la Basilique. Selon une tradition orale, ils étaient destinés aux interprètes. Au rez-de-chaussée, les baies sont encadrées par des arcs brisés surmontant des trilobes, s'harmonisant ainsi avec le style néo-gothique de la basilique.

Chemin de lumière

(47a) Le chemin de Lumière s’inspire du Chemin de Croix. Station après station, nous suivons le Christ dans sa résurrection et ses apparitions. Notre cœur s’ouvre à l’espérance, tant pour nous-même que pour les défunts qui nous sont chers. Nous avançons ainsi sur le chemin de la guérison intérieure. [Voir la page : Notre-Dame des tout petits defunts](https://montligeon.org/notre-dame-des-tout-petits-defunts/)

Chemin de consolation

(48a) Le chemin de consolation s’adresse aux personnes qui n’ont pu accueillir l’enfant qu’elles avaient conçu, quelles qu’en soient les raisons (fausse couche, avortement, interruption médicale de grossesse, grossesse extra-utérine,…). Le chemin de consolation ouvre les parents et la famille à la miséricorde divine pour être pacifié, consolé et relevé par l’amour de Jésus-Sauveur… [Voir la page : Notre-Dame des tout petits defunts](https://montligeon.org/notre-dame-des-tout-petits-defunts/)

Saint Anselme de Cantorbéry

(9d) Les statues de la toiture : Saint Anselme de Cantorbéry (v 1033-1109), moine bénédictin italien, théologien, proclamé docteur de l’Église en 1720. Convaincu de l’existence du purgatoire, il pria intensément pour les défunts et fit prier pour eux. Il eut notamment pendant son sommeil la vision d’un de ses élèves défunts, Osbern, « le visage troublé inquiet, bouleversé, comme quelqu’un qui sort d’un combat ou qui échappe à peine d’un danger ». On lui attribue ce commentaire: « Après la mort la moindre peine qui nous attend au purgatoire est beaucoup plus grande que tout ce qu'on peut concevoir ici-bas ».

Sainte Thérèse d’Avila

(3d) Les statues de la toiture : Cette religieuse espagnole (1515-1582), réformatrice du Carmel et proclamée docteur de l’Église, fut préoccupée toute sa vie du sort des défunts. Elle priait pour eux avec ferveur. Dans la basilique, une chapelle lui est dédiée, dans le collatéral nord.

Sainte Catherine de Bologne

(4d) Les statues de la toiture : Née dans une famille noble de Bologne, Catherine de Bologne (1413-1463) devient, à 10 ans, demoiselle d’honneur à la cour de Nicolas III d’Este. Là, elle reçoit une éducation soignée qui lui servira plus tard dans sa vie monastique. Elle se consacre à Dieu à 14 ans et devient clarisse. Elle subit de grandes épreuves: nuit de la foi, tentation de l’incrédulité à l’Eucharistie, etc.. En 1431, elle reçoit la vision du Jugement dernier. « La scène terrifiante des damnés la pousse à intensifier les prières et les pénitences pour le salut des pécheurs » (Benoît XVI, 29/12/2010).

Sainte Catherine de Sienne

(5d) Les statues de la toiture : Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), docteur de l’Église. Après s’être consacrée à Dieu dans le tiers-ordre dominicain, elle mène une vie ascétique. Mystique, elle donne son cœur à Jésus et reçoit le sien en retour. Favorisée de visions et d’extases, elle reçoit notamment une révélation de Jésus concernant les âmes du purgatoire et la nécessité de prier pour elles. C’est aussi une femme énergique qui s’emploie à ramener le siège de la papauté d’Avignon à Rome, conseillant et jouant un rôle d’ambassadrice pour le pape. Malgré sa mort à l’âge de trente-trois ans, elle laisse des écrits considérables.

Saint Dominique

(7d) Les statues de la toiture : Saint Dominique (1170-1221) est le fondateur de l’Ordre des frères prêcheurs plus connu sous le nom des Dominicains. Il œuvra inlassablement à la conversion des hérétiques et mena une vie d’ascèse et de prière, en priant tout particulièrement pour les âmes du purgatoire. Il répandit la prière du Rosaire.

Saint Nicolas de Tolentino

(6d) Les statues de la toiture : Nicolas de Tolentino (1245-1305) est dès sa jeunesse un amoureux de Dieu et des pauvres. Il entre à onze ans dans l’ordre des Ermites de saint Augustin où il est admiré de tous pour son obéissance, son humeur douce et toujours égale, sa chasteté gardée par de dures mortifications et sa prière fidèle. On raconte qu’il eût plusieurs visions d’âmes du purgatoire qu'il participa à délivrer par sa prière.

Saint Malachie

(8d) Les statues de la toiture : Archevêque d’Irlande, saint Malachie d’Armagh (1094-1148) est contemporain de saint Bernard en présence duquel il meurt à l’abbaye de Clairvaux. Il répandit la prière pour les âmes du purgatoire et mourut un 2 novembre, jour de prière pour les fidèles défunts.

Sainte Catherine de Gênes

(10d) Les statues de la toiture : La vie de Sainte Catherine de Gênes (1447-1510) fut toute tournée vers Dieu et vers son prochain. Elle reçut une connaissance particulière du purgatoire qu’elle décrivit dans son Traité du purgatoire. Elle le décrit « comme un feu non extérieur mais intérieur sur le chemin de la pleine communion avec Dieu ». En effet, à sa mort, l’âme se trouve en présence de l’amour de Dieu. Elle prend conscience douloureusement des péchés qu’elle a commis et des liens qui l’y attachent encore. Cela la rend incapable de voir Dieu face-à-face. Le purgatoire est ce feu intérieur qui la purifie des scories du péché pour entrer dans la joie du ciel.

Saint Grégoire-le-Grand

(12d) Les statues de la toiture : Au VIe siècle, avant de devenir pape, Grégoire (né vers 540-604) était abbé d’un monastère à Rome. L’un des moines de l’abbaye, Justus, était reconnu pour ses nombreuses qualités dont celle de médecin. Mais à sa mort, on trouva dans sa cellule trois pièces d’or, preuve qu’il désobéissait à son vœu de pauvreté. Devant la gravité de cette faute, Grégoire fut d’abord en colère puis la miséricorde l’emporta et il décida de célébrer la messe pour le salut du moine. Au bout de trente jours de messes, Justus apparut à l’un de ses frères et annonça sa délivrance. Grégoire reçut alors du Seigneur la promesse que tous ceux qui feraient dire ces trente messes sans interruption obtiendraient pour leur défunt une grâce identique. Depuis lors, l'Église conserve cette tradition et lui a donné le nom de trentain grégorien. Saint Grégoire le Grand est docteur de l’Église.

Saint Jean de Damas

(13d) Les statues de la toiture : Saint Jean Damascène (675-749), docteur de l’Église. Mansour est né à Damas en Syrie, dans une famille de fonctionnaires des impôts, arabe et chrétienne. À quarante-cinq ans, il perd son travail et décide de se rendre en Palestine où il entre au monastère. Devenu prêtre, il prend le nom de Jean et partage sa vie entre la prédication et l’étude. Il défend aussi la vénération des saintes images contre les iconoclastes. On lui doit également de nombreux tropaires, hymnes et poèmes liturgiques où il se fait aussi le chantre de la prière pour les défunts.

Saint Patrice

(14d) Les statues de la toiture : Saint Patrice (vers 385-461), apôtre de l'Irlande. Né en Bretagne, il fut enlevé par des pirates à l’âge de 15 ans et vendu comme esclave dans le nord de l’Irlande. Il parvint à s’échapper et à revenir en Bretagne. Formé au sanctuaire de Saint-Martin de Tours. Evêque missionnaire en Irlande, il passa quarante années à évangéliser ce pays et à y installer la vie monastique. Il incitait les fidèles à la pénitence et à la prière pour sauver les âmes des défunts.

Saint Jérôme

(15d) Les statues de la toiture : La statue de saint Jérôme (347-420) côtoie celle de saint Jean Chrysostome dont il fut le disciple à Constantinople avant de s’établir à Rome où il traduit la Bible en latin, la « Vulgate ». Il insiste sur la réalité de la purification après la mort, comme conséquence de la justice divine.

Saint Jean Chrysostome

(16d) Les statues de la toiture : Saint Jean Chrysostome (347-407) est évêque de Constantinople avant d’être exilé sur les bords de la Mer noire par le pouvoir impérial. Surnommé « saint Jean Bouche-d’Or » en raison de son éloquence, ce père de l’Église insiste sur la nécessité de prier pour les défunts en voie de purification et sur la solidarité qui unit les vivants et les morts dans la communion des saints.

Saint Basile de Césarée

(17d) Les statues de la toiture : Basile de Césarée dit Basile-Le-Grand (329-379). Né en Cappadoce, moine et grand ami de saint Grégoire de Nazianze dont la statue est son pendant au sud, sur le toit de la basilique. Il comprend lui aussi, l’existence d’une purification après la mort. Il encourage la prière pour les défunts. Il est père de l’Église d’Orient.

Saint Cyprien de Carthage

(18d) Les statues de la toiture : Saint Cyprien (200-258) fut évêque de Carthage et mourut décapité sous la persécution de Valérien. Il insista sur la nécessité de la pénitence pour expier ses péchés et encouragea la prière des vivants pour aider les défunts.

Saint Benoît Labre

(37d) Les statues de la toiture : Saint Benoît Labre (1748-1783). Originaire du Pas-de-Calais en France, il parcourut les routes d’Europe en pèlerin, dans la prière et la pauvreté. Il est connu aussi pour avoir offert ses prières et ses souffrances en faveur de la délivrance des âmes du purgatoire.

Sainte Marguerite-Marie

(36d) Les statues de la toiture : Visitandine à Paray-le-Monial, sainte Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690) reçut des apparitions de Jésus qui lui montra son Cœur « qui a tant aimé les hommes ». Elle répandit ensuite la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus. À plusieurs reprises, elle vu des âmes souffrantes en purgatoire, ainsi que des âmes libérées grâce à ses prières et à l’offrande de messes pour leur salut.

Saint Philippe Néri

(35d) Les statues de la toiture : Fondateur de la congrégation de l’Oratoire, saint Philippe Néri (1515-1595) fit preuve d’un zèle particulier pour les âmes du purgatoire dont certaines lui apparaissaient pour solliciter son aide. Sa charité fut grande, notamment envers les pauvres de Rome, mais aussi pour les défunts pour lesquels il offrît ses souffrances, ses prières, ainsi que des messes.

Sainte Françoise Romaine

(34d) Les statues de la toiture : Mariée et mère de famille, Françoise Romaine (13984-1440) se comporta en épouse et mère vertueuse, aimée de tous. Ses nombreuses occupations ne l’empêchaient pas de prier. À la mort de son mari, elle entra chez les Sœurs oblates qu’elle avait fondées et avec lesquelles elle mèna une vie de bonnes œuvres et de prière. Elle reçut une vision du purgatoire qu’elle décrivit dans son «Traité de l’enfer ». Elle le voit comme un lieu divisé en trois parties distinctes où les âmes se répartissent en fonction de la gravité de leurs fautes.

Sainte Lidwine de Schiedam

(33d) Les statues de la toiture : Devenue invalide à la suite d’un accident, la jeune Lidwine endura des souffrances terribles. Cette mystique (1380-1433) eut une grande compassion pour les âmes du purgatoire et offrît ses souffrances pour leur salut. Elle reçut de nombreuses visions d’âmes du purgatoire.

Saint Thomas d’Aquin

(32d) Les statues de la toiture : Saint Thomas d’Aquin (1225-1274). Ce religieux dominicain, docteur de l’Église, synthétisa la doctrine catholique sur le purgatoire. Il expliqua notamment la nécessité d’être purifié de toute trace de péché pour pouvoir voir Dieu face-à-face. Il enseigna aussi comment les vivants peuvent aider les morts par leurs prières, leurs œuvres de charité et par les messes offertes pour les défunts.

Saint François d’Assise

(31d) Les statues de la toiture : Saint François d’Assise (1181-1226). Le Poverello (le Pauvre) naquit à Assise et se convertit radicalement après avoir mené une vie de plaisirs. Il fonde l’ordre des Frères Mineurs et vit selon l’évangile dans la pauvreté, la louange, la joie et la prière. Il obtient du pape Honorius III qu’une indulgence plénière soit accordée à tous ceux qui viennent à la Portioncule – l’église qu’il a restaurée et dans laquelle il a reçu sa vocation - afin qu'ils soient lavés de toute peine due au péché. Aujourd’hui encore, les pèlerins qui viennent à Montligeon le 2 août peuvent recevoir l’indulgence plénière aux conditions habituelles définies par l’Église.

Saint Bernard

(30d) Les statues de la toiture : Moine de Clairvaux, saint Bernard (1090-1153) développe dans ses sermons la question du purgatoire qui est pour lui, l’expression de la miséricorde de Dieu. Il décrit la souffrance des âmes du purgatoire comme étant due à leur désir ardent de voir Dieu. Cette souffrance est pleine d’espérance car elles savent qu’elles sont sauvées.

Saint Odilon

(29d) Les statues de la toiture : 962 - 1049. Il fut abbé de l'abbaye de Cluny, en Bourgogne. C'est à Cluny qu'est né l'usage de prier pour les défunts le 2 novembre, au lendemain de la fête de la Toussaint (célébrée le 1er novembre. Le jour de la Toussaint, l'Eglise célèbre tous les saints du ciel qui sont dans la gloire, auprès de Dieu. Le lendemain, elle fait mémoire des fidèles défunts et prie pour eux, afin qu'ils soient accueillis dans la gloire éternelle.

Saint Pierre Damien

(27d) Les statues de la toiture : Saint Pierre Damien (1007-1072), évêque et docteur de l’Église. Issu d'une famille pauvre, il bénéficie de l’aide de son frère archiprêtre pour faire de brillantes études. D’abord enseignant, il décide d’entrer au monastère où il consacre sa vie à la prière et l’étude. À son époque, l’Église connaît une période difficile et Pierre-Damien lutte ardemment contre la dépravation des clercs. Il soutient les papes et devient un grand serviteur de l’Église. Concernant le purgatoire, il soutient que la prière, l’aumône et les sacrifices profitent aux défunts.

Saint Bède le Vénérable

(26d) Les statues de la toiture : Né en Écosse, saint Bède entre dans un monastère bénédictin et acquiert une telle réputation d'ami de Dieu que ses contemporains le qualifient de Vénérable. Son œuvre est considérable: théologien, historien, poète. Il étudie tout particulièrement sur l’Au-delà et insiste sur le feu du purgatoire qu’il situe entre la mort et le jugement dernier. La durée de cette purification peut être diminuée parla prière des vivants.

Saint Benoît de Nursie

(25d) Les statues de la toiture : Saint Benoît (480-547), fondateur de la vie monastique en occident. Dans la Règle qu’il donna à ses moines bénédictins, il recommande d’intercéder et de célébrer des messes pour les défunts. Il eut la vision de l’âme d’un moine en purgatoire, ainsi que celle d’une échelle reliant la terre au ciel avec des âmes qui montent au ciel grâce à la prière des moines.

Saint Augustin

(24d) Les statues de la toiture : Né à Thagaste (Algérie actuelle), saint Augustin (354-430) cherche longtemps Dieu dans différentes philosophies avant de se convertir. Devenu évêque d’Hippone, il écrit beaucoup et commence à élaborer la doctrine du purgatoire, qui résulte à la fois de la justice et de la miséricorde de Dieu. Pour lui, le feu du purgatoire est le feu de l’amour de Dieu qui purifie.

Saint Ambroise

(23d) Les statues de la toiture : Ce père de l’Église latine, évêque de Milan, développe dans ses écrits le rôle du purgatoire (même s’il n’utilise pas ce terme). Il expose la nécessité d’une purification après la mort et montre notamment l’importance de la communion des saints qui unit l’Église souffrante, l’Église en pèlerinage et l'Église du Ciel. Oui, les vivants peuvent aider les défunts et les défunts peuvent prier pour les vivants.

Saint Grégoire de Nazianze

(22d) Les statues de la toiture : Originaire de Cappadoce, Grégoire est successivement évêque de Sasimes, Constantinople et Nazianze (329-390). Ce père de l’Église est convaincu de l’existence d’un temps de purification après la mort pour les âmes qui ne sont pas capables de voir Dieu. Il incite ses fidèles à prier pour les défunts. La statue de son grand ami Basile de Césarée est à la même place sur le toit de la basilique, mais côté nord.

Saint Athanase d’Alexandrie

(21d) Les statues de la toiture : Ardent défenseur de la foi contre l’hérésie arienne, saint Athanase (296-373) fut évêque d’Alexandrie pendant quarante-cinq ans. Il incite les fidèles à prier pour les morts encore en chemin vers la béatitude céleste.