Mémoire des clochers | Saint-Sylvestre

Église de Saint-Sylvestre vers 1914

En 1829, une chapelle est construite dans la paroisse de Saint-Sylvestre, mais elle devient trop petite pour la quantité de pratiquants quelques années plus tard. On construit donc une première église en 1862, mais celle-ci sera brûlée par les flammes le 27 mai 1914. La même année, ce sont les entrepreneurs Pierre Paquet et J.-Théodore Godbout qui mettent sur pied l’église actuelle, selon les plans de Joseph-Wilfrid Grégoire, au même endroit que la précédente. Puisque l’ancienne n’a pas brûlé en entier, les murs du côté du cimetière sont conservés pour sa construction. « À l’intérieur, la nef est à trois vaisseaux, coiffée de voûtes en plâtre formant un arc en plein cintre. L’église comprend deux tribunes latérales, une tribune arrière et une tribune d’orgue » (tiré de Patrimoine religieux en Lotbinière). 

Façade de la première église qui a brûlé en 1914

Ruines de l’église de Saint-Sylvestre après l’incendie de 1914

Trois cloches de Baltimore

Les trois cloches sont achetées en 1914 à la maison McShane de Baltimore, aux États-Unis. La première se nomme Benoît-Sylvestre, afin d’honorer le patron de la paroisse et sonne le do. La seconde, sonnant le mi, est baptisée Louis-Nazaire afin de commémorer le cardinal ayant autorisé la construction de l’église actuelle. Finalement, la dernière s’appelle Paul-Eugène en mémoire à l’évêque auxiliaire et sonne le sol.

Les crieurs publics

Les crieurs publics ont comme tâche, entre autres, d’annoncer les nouvelles paroissiales à la sortie de l’église avant ou après la messe du dimanche. Parfois, Ils doivent également s’assurer du calme dans l’église lors des messes et cérémonies. En 1940, un salaire de 15 $ par année leur est versé.  À Saint-Sylvestre cette fonction est occupée jusqu’en 1964; le dernier crieur public de la paroisse étant Monsieur Léger Landry qui joua ce rôle de 1944 à 1964.

Joseph-Wilfrid Grégoire, architecte

Joseph-Wilfrid Grégoire est un architecte né en 1880 à Saint-Sylvestre. C'est à Sherbrooke qu’il fait l’apprentissage de ce métier auprès de Jean-Baptiste Verret. Après l’incendie qui ravage l’église de Saint-Sylvestre en 1914, il est chargé de faire les plans de la nouvelle église, celle que l’on voit aujourd’hui.

Saint Patrice

Ce tableau, représentant saint Patrice, est donné à la fabrique en 1892 par l’abbé Édouard Fafard. Il est d’abord exposé dans la première église, puis exhibé dans l’église actuelle. On y voit saint Patrick avec des serpents à ses pieds.

Saint Sylvestre

Comme celui de saint Patrice, ce tableau est donné en 1892. Rescapé de l’incendie de 1914, il est finalement affiché dans la nouvelle église. Il s’agit en réalité d’une copie de la célèbre toile de Simon Vouet représentant saint François de Paule qui guérit un enfant. La différence : au lieu de saint François de Paule, c’est saint Sylvestre qui y est peint et l’inscription Sharitas, signifiant « charité », est remplacée par la tiare pontificale portée par les anges.

Saint Sylvestre, le patron de la paroisse

Saint Sylvestre, un pape romain, est le patron de cette paroisse. C’est durant ses années en tant que pape que l’empereur Constantin se convertit au christianisme et reconnait officiellement la religion par le fait même. C’est le dernier saint célébré dans l’année puisqu’on l'honore le 31 décembre, le jour de sa mort. On prétend que ce saint patron aurait été choisi pour protéger cette nouvelle paroisse la plus au sud du diocèse.

L'ambon

L’ambon actuel est en réalité la chaire autrefois accrochée à une colonne. Sur cette œuvre, on voit des fleurs sculptées ainsi que les Tables de la loi. Ces dernières sont, à l’origine, des plaques de pierres sur lesquelles Moïse a gravé les 10 commandements.

Maître-autel de la première église construite en 1862

Le chemin de croix

Le chemin de croix, béni en 1952, est composé de plusieurs tableaux sont des dons de certains paroissiens. Bien qu’elles possèdent quelques différences, ces œuvres sont très similaires à celles affichées dans l’église de Saint-Apollinaire.

Le curé Édouard Fafard

Édouard Fafard est curé durant 11 ans à Saint-Sylvestre, soit de 1862 à 1873. Il joue également un rôle essentiel dans la reconnaissance de la paroisse voisine de Saint-Patrice-de-Beaurivage par l'évêché. C’est lui qui offre à la fabrique les deux tableaux accrochés dans l’église de Saint-Sylvestre. Il effectue un recensement en 1863 qui nous permet de savoir qu’à cette époque il y a 1209 communiants à Saint-Sylvestre, dont seulement 660 qui parlent français.

Jean Michel Dowling, vicaire

Jean Michel Dowling est vicaire dans la paroisse de Saint-Sylvestre de 1847 à 1891 où il assiste le curé de la paroisse. En 1891, il est enterré sous l’ancienne église. En revanche, aucun écrit ne mentionne si son corps est toujours sous l’église actuelle, puisqu’elle est construite au même endroit que la précédente ou s’il a été déplacé.

Encensoir

Cet objet se nomme un encensoir. Dans celui-ci, on dépose de l’encens qui, autrement dit, est de la gomme d’arbre qui brûle sur du charbon. Cette substance symbolise la prière, la purification et la montée vers le ciel. Dans la religion catholique, l’encensoir peut être utilisé à différents moments comme lors de la consécration, c’est-à-dire lors de l’élévation de l’hostie et du calice, ou encore pendant les funérailles.

Messe des sucres

Au printemps, les paroissiens de Saint-Sylvestre soulignent toujours une messe des sucres. C’est en 1840 qu’on commence à faire de l’acériculture dans la paroisse. Au départ, cette production est utilisée pour nourrir la famille du sucrier, de nos jours, ces denrées sont vendues à plus grande échelle.

Francis A. Boyce un sylvestois

Cette plaque honore Francis A. Boyce un sylvestois. Il est professeur quelques années à Saint-Sylvestre pour ensuite s’enrôler dans les Forces royales de l’Aviation canadienne. Plus tard, il reçoit le grade d’Officier de l’air. En 1944, il transporte des soldats qui vont participer au débarquement de Normandie et, à son retour, son avion se fait abattre par des Allemands. Il est donc décédé à 24 ans en France.